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20 avril 2017

Ces affreuses bestioles
Ces affreuses bestioles qui vont nous pourrir l'été
Jean-Michel Chevalier
Les Petites Affiches

Ça vous gratouille ou ça vous chatouille ? Rien d’inquiétant, mais la nature ne nous réserve pas que des choses agréables au moment d’aller à la plage ou en forêt. Bon été quand même !

Le charançon rouge

Présent dans tous les pays du pourtour méditerranéen, apparu en France en 2006, ce coléoptère a infesté 19 543 palmiers en PACA selon les chiffres officiels, beaucoup plus dans la réalité. Il consomme les fibres des palmiers jusqu’à entraîner la mort de ceux-ci. La Région vient de lancer un plan de lutte
de 300 000 € contre cet insecte, plan qui ne fait pas appel aux produits chimiques.

Le moustique tigre

Aedes albopictus, son nom savant, transmet par piqûre le virus du
chikungunya qui provoque des fièvres et douleurs articulaires aiguës pouvant être persistantes. Établi en Europe depuis 2007. Des cas de transmission autochtone ont été recensés dans le Var et à Nice sur des personnes qui n’avaient pas voyagé dans les pays infestés (Océanie) : elles ont été piquées par un moustique "né" en PACA qui s’était lui même infecté en piquant un patient déjà atteint du virus...

Les méduses

Il en existe un grand nombre d’espèces, l’une des plus présentes sur nos rivages - selon les années - étant pelagia noctiluca.
Très urticants, ces animaux remontent des grands fonds marins et voyagent, au gré des vents et des courants, jusqu’à nos plages. Attention : même mortes et échouées sur le sable, elles demeurent "piquantes" ! L’une des causes de leur prolifération est le recul des populations des tortues marines qui en font leur repas.

Les algues "parasites" et invasives

Dans les années 80/90, la caulerpa taxifolia s’est installée dans la région et a rivalisé avec les posidonies, refuge de quantité d’espèces de poissons. Sans que l’on ait de véritable explication, elle semble maintenant régresser. Mais l’on n’est pas pour autant sorti d’affaire : une autre algue, la caulerpa racemosa, également très invasive, commence à coloniser les rivages de la Corse...

Les "puces" de lit

Son nom prête à rire. Mais attendez un peu... La punaise de lit - cimex Lectularius - est une invitée fréquente dans nos habitats. Elle avait quasiment disparu avec l’emploi massif (et nocif à la santé) de produits de type DDT dans les années 60, mais elle fait aujourd’hui un retour en force, au point de devenir un problème très sérieux dans les lieux de brassage des populations. Elle est la hantise des hôteliers new-yorkais, qui se grattent la tête (et le corps) pour la chasser de leurs chambres. Ses piqûres sont souvent indolores, parfois elles causent des démangeaisons, en tous cas elles laissent des traces rouges sur la peau.

Taons, moustiques, etc...

La femelle du taon suce le sang des vertébrés (bovins, chevaux, hommes) pour avoir l’énergie nécessaire au développement de ses œufs. On trouve cet insecte à la campagne, près de points d’eau. Même chose pour les moustiques qui laissent également des souvenirs cuisants...

Le frelon asiatique

Arrivé en Europe dans un lot de pneus, vespa velutina s’est installé et dévore les colonies d’abeilles. Plus gros que le frelon européen, plus agressif aussi à l’approche de son nid (il défend son territoire sans rien lâcher), il fait l’objet de campagnes de destruction dont les résultats, pour l’instant, ne sont pas probants.

La tique

Cet acarien a tout pour gâcher une promenade en forêt ! Suceur de sang, il peut transmettre des agents pathogènes aux hommes et aux animaux (cerfs, sangliers, bovins) dont la très sérieuse maladie de Lyme. Sa piqûre est indolore (il utilise un anesthésiant) mais provoque une forte réaction cutanée. À enlever d’urgence avec un tire-tique (vendu en pharmacie).

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