Economie

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7 novembre 2019

En économie ou pour (...)
En économie ou pour Halloween, il faut compter sur les copains...
Jean-Michel Chevalier
Les Petites Affiches

- Le moteur allemand a des ratés. On ne parle pas ici des logiciels truqueurs qui bidouillaient les rejets de CO2 des voitures diesel, mais de l’économie de nos voisins, qui sont aussi nos premiers partenaires.
Au pays des excédents budgétaires qui s’accumulent (mais comment font-ils donc, nous qui sommes en déficit chronique depuis bientôt 45 ans ?) Berlin a enregistré une "croissance négative" au 2ème trimestre 2019. Un oxymore pour désigner un petit pas grand chose, puisque l’on parle de... -0,1%. Mais psychologiquement, c’est lourd pour ce pays qui aime le confort de l’orthodoxie budgétaire et qui a le déficit en horreur.
En cet automne, d’autres chiffres allemands viennent s’inviter comme des mouches dans un bol de lait. Ceux de la production, qui a baissé de -5,8%, et ceux des exportations, qui fléchissent de -8%. L’automobile et l’industrie paient "plein pot" la guerre économique entre des USA qui s’isolent derrière des barrières douanières et une Chine qui ralentit elle aussi fortement et achète moins, y compris les grosses berlines étoilées ou à anneaux entrecroisés.
Cela étant, la situation outre-Rhin est loin d’être catastrophique. Le chômage y est bas (3,1% de la population active, le triple en France), la dette y est de seulement 61% du PIB (100% chez nous). La chancelière a dans ses tiroirs un plan de relance qui devrait permettre à coups de milliards de relancer la machine dès 2020. Au besoin en empruntant (quelle horreur !) à des taux si bas qu’ils en sont eux aussi négatifs...
Si actuellement la France tire mieux son épingle du jeu - chômage en baisse, reprise molle mais reprise quand même depuis 2018 - elle ne peut que souhaiter un rapide retour en forme de son partenaire vers qui elle
exporte 15% de sa production.
Notre "bonne" santé actuelle ne pourra perdurer que si nos voisins cessent d’éternuer...

oOo

- Halloween, quelle déception ! Dans ma résidence, il est de tradition qu’une horde de gamins costumés accompagnés de quelques parents viennent tirer les sonnettes pour réclamer aussi bruyamment qu’une manifestation d’Avocats sur les retraites une poignée de bonbons qui transforment en fraise fluo le nez des adultes venant à en manger. Je m’attendais donc à des déguisements vraiment horribles, du genre masque d’Alexandre Benalla en latex, tenue disco de Castaner en boîte de nuit, maillot de rugbyman français se faisant expulser du terrain après un vilain coup de coude. Mais rien de tout cela !
Les princesses et les fées avaient encore la vedette chez les filles, et Harry
Potter chez les garçons. On devrait dire à leurs parents qu’il n’est quand même pas sorcier d’enfiler un costard des Dalton pour ressembler à Balkany. De se transformer en Rachida Dati ou en Anne Hidalgo avec quelque costume chic et colliers de perles. De devenir l’espace d’un grand soir Jean-Luc
Mélenchon très en colère boutant policiers et Huissiers venus perquisitionner. D’incarner Cyril Hanouna se déversant dans le micro, et pire encore, Boris Johnson (ah non, faut pas exagérer, c’est vraiment trop hard pour des enfants). Tous font partie du grand carnaval télévisuel, pas drôle, mais toujours renouvelé. Ces personnages et d’autres - chacun a sa liste - mériteraient bien à ce titre les honneurs d’Halloween.

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