Economie

Identification

14 décembre 2017

Le temps est venu de (...)
Le temps est venu de s'acheter une nouvelle conduite...
Jean-Michel Chevalier
Les Petites Affiches

À une époque - c’était avant la seconde guerre mondiale - où les voitures étaient puissantes et chères, André Citroën imagina un nouveau concept. Celui d’un véhicule léger, consommant peu, capable de transporter quatre personnes à 80 kilomètres à l’heure : la 2 chevaux. Au même moment, Renault développait selon le même cahier des charges sa petite 4 chevaux. Les deux modèles connurent un grand succès, faisant entrer l’automobile dans une nouvelle ère.
Quatre vingts ans plus tard, nous assistons à une nouvelle révolution industrielle. La simplicité mécanique des premières voitures populaires laisse désormais la place aux technologies les plus avancées. ABS, EPS, GPS et autres services embarqués et connectés permettent déjà de rouler plus propre, plus en sécurité, plus silencieusement.
Ce n’est, à l’évidence, qu’un début. Déjà les premières voitures sans chauffeur commencent à circuler sur les routes de Californie, en attendant le tour des camions et des bus, tandis que nous nous déplaçons dans des hybrides, voire dans des autos 100% électriques (qui seraient encore bien plus nombreuses dans les rues de nos grandes villes si elles étaient plus abordables).
Volkswagen vient de présenter MOIA, monospace électrique ayant une autonomie de 300 kilomètres et rechargeable en 30 minutes, conçu pour un usage d’auto partage. Il roulera à la fin 2018 dans les rues de Hambourg. Gadget ? Plutôt une avancée comparable à celle de la deux-pattes, une nouvelle façon d’imaginer le transport de demain, dans nos villes embouteillées, polluées, aux places de stationnement qui se raréfient en fonction d’une volonté politique délibérée, à défaut d’être ouvertement déclarée, qui veut repousser les voitures particulières hors les murs.
Alors oui, peut-être qu’en 2025 ou 2030, on commandera de son smartphone un trajet "auto partagé" dans un MOIA ou un véhicule équivalent. Pas de rejets de CO2 et de particules dans l’air, pas de bruit, pas de crédits longs et coûteux à rembourser, pas de prime d’assurance et de passage à la pompe....
Le rêve. Sauf que...
Sauf qu’il faudra bien produire l’électricité destinée aux "nouvelles" motorisations (en 1900, la poste avait déjà des véhicules électriques !), et que pour remplacer une partie du parc auto actuel par des Zoé, il faudrait construire plusieurs centrales nucléaires supplémentaires...
Conscients des enjeux, les constructeurs planchent tous sur ces nouveaux concepts, dont aucun n’a encore fait la démonstration de son efficience. La route étant aussi longue que le marché énorme, la course contre la montre s’annonce passionnante !

deconnecte