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30 avril 2019

Cas de refus et nouvelles
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Proposé par Valérie Noriega
Les Petites Affiches

À l’occasion de la Journée Mondiale des Mobilités et de l’Accessibilité la Fédération Française des Associations de Chiens guides d’aveugles dresse un état des lieux des cas de refus répertoriés pour les maîtres et leur chien guide en 2018. Et elle alerte sur les nouveaux modes de mobilité en zone urbaine entraînant de nombreux risques à prendre en compte pour les personnes déficientes visuelles.

86 cas de refus enregistrés en 2018

En 2018, les cas de refus se sont stabilisés. Une véritable amélioration est à noter du côté des taxis : aucun refus n’a été déclaré à l’ANMCGA (l’Association nationale d’utilisateurs de chiens guides, membre de la FFAC). «  Force est de constater que les organisations professionnelles du secteur ont pris le sujet en main et se sont mobilisées pour que les cas de refus soient sanctionnés  » se félicite Paul Charles, le Président de la
FFAC. « En revanche les cas de refus pratiqués par les VTC sont un point sur lequel nous restons extrêmement vigilants ; dans certains cas le VTC s’enfuit en voyant la personne déficiente visuelle comme si elle ne s’était pas rendue au rendez-vous ! » poursuit le Président.
Un second axe de travail concerne le secteur des gîtes et maisons d’hôtes ; des cas y sont déclarés notamment à cause du flou légal lié au secteur d’activité. Car nous sommes ici en zone privé.
Enfin les petites remarques quotidiennes plus sournoises et difficiles à sanctionner restent un combat de tous les jours : le vigile qui hèle une personne déficiente visuelle dans un supermarché, le vendeur qui s’adresse au voyant accompagnant plutôt qu’à la personne déficiente visuelle lors d’un achat, tout comme la recrudescence des refus (qui finissent souvent par se solder positivement) dans les musées.

Les nouvelles mobilités en milieu urbain : une accessibilité qui se complique

Nouveaux obstacles dans le déplacement, multiplication des moyens de transport : trottinettes électriques, vélos, bus et voitures électriques, gyropodes, overboards compliquent le travail du chien guide et mettent en danger le maître dans certains cas.
Le tout électrique est synonyme de silence. Quand un bus électrique arrive à un arrêt le maître et son chien ne l’entendent pas. Ils ne se signalent donc pas pour monter à bord. Mais les situations les plus préoccupantes sont les traversées, le risque d’accident augmente.
Notons également que l’incivisme des citoyens : trottinettes et vélos en libre service parqués n’importe où, laissés à même le sol, complique encore la tâche du chien guide même s’il reste dans ces cas précis, un meilleur accompagnement à l’autonomie que la seule canne blanche. Enfin les sens interdits empruntés, les passages de vélos, trottinettes et autres sur les trottoirs sont autant d’incivisme qui peuvent surprendre le chien et mettre en danger le maître.
La FFAC demande au législateur de statuer sur ce sujet d’actualité, afin de sécuriser les déplacements quotidiens des personnes déficientes visuelles

« Agir pour la mobilité des personnes non et malvoyantes »
Fondée en 1972, la Fédération Française des Associations Chiens guides d’aveugles (FFAC) est une association reconnue d’utilité publique en 1981. Elle regroupe 9 associations régionales, 16 centres d’éducation, 1 association nationale d’utilisateurs (Association Nationale des Maîtres de
Chiens Guides d’Aveugles), 1 centre d’éducation de chiens guides pour enfants et adolescents
(Fondation Frédéric GAILLANNE) et 1 réseau d’élevages de chiots.
Elle oeuvre depuis plus de 40 ans en sensibilisant tous les publics à l’apport du chien guide auprès des personnes déficientes visuelles.
Grâce à la générosité du public ce sont aujourd’hui 5 500 chiens guides qui ont été remis par les écoles affiliées à la fédération

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