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6 août 2018

Réforme AGIRC /ARRCO (...)
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Proposé par Valérie Noriega
Les Petites Affiches

Les régimes de retraite complémentaire ARRCO et AGIRC vont fusionner au 1er janvier 2019. Le groupe de travail Social de Walter France explique les nombreux changements que cette fusion va engendrer pour les non-cadres et les cadres du secteur privé.

​Un seul régime de retraite complémentaire

A ce jour, qu’ils relèvent du régime général de la Sécurité Sociale ou du Régime Agricole, les salariés du secteur privé doivent obligatoirement cotiser à l’association pour le régime de retraite complémentaire des salariés (ARRCO) et, s’ils possèdent le statut de cadres, à l’Association générale des institutions de retraite des cadres (AGIRC).

Dans un accord signé le 30 octobre 2015, les partenaires sociaux, gestionnaires de l’ARRCO et de l’AGIRC, ont décidé de fusionner les deux régimes de retraite complémentaire. A compter de 2019, les salariés du privé seront donc affiliés à un seul et unique régime de retraite complémentaire, baptisé AGIRC-ARRCO, en plus de leur régime de retraite de base.

Les cadres vont ainsi disposer d’un seul régime complémentaire au lieu de deux actuellement (ARRCO + AGIRC).

​Tranches de cotisation

A partir du 1er janvier 2019, les tranches de cotisation AGIRC-ARCCO seront les suivantes, quelle que soit la classification conventionnelle des salariés :
Tranche 1 du salaire brut : jusqu’à 1 Plafond mensuel de sécurité sociale (PMSS)
Tranche 2 du salaire brut : de 1 à 8 PMSS.

​Le taux d’appel des cotisations passe à 127 %

Il convient de distinguer le taux contractuel de cotisations et le taux d’appel de cotisations. Le premier est celui qui permet d’acquérir des points et le second est celui qui est réellement prélevé sur le salaire. La part différentielle entre le taux contractuel et le taux d’appel ne permet pas en effet d’acheter des points, mais sert à équilibrer les finances des régimes. Le taux d’appel passera, au 1er janvier 2019, à 127 % (au lieu de 125 % à ce jour).

Cotisations unifiées

La Garantie Minimale de Points, la Contribution Exceptionnelle et Temporaire et la cotisation AGFF seront supprimées. En remplacement, les cotisations suivantes seront applicables, tant pour les salariés cadres que non cadres :

La Contribution d’Equilibre Général (sans contrepartie de droit), à un taux de 2,10 % sur la tranche 1 et de 2,70 % sur la tranche 2. Cette contribution sera répartie à raison de 40 % pour le salarié et 60 % pour l’employeur.

La Contribution d’Equilibre Technique, à un taux de 0,35 % calculée sur les tranches 1 et 2 pour les seuls salariés dont la rémunération est supérieure au Plafond de Sécurité Sociale.

S’agissant des taux d’appel des cotisations au titre de la retraite complémentaire, ils seront les suivants :

Rappelons également que pour garantir l’équilibre des régimes, la réforme prévoit la mise en place d’un coefficient dit « de solidarité », qui se traduit par une minoration de 10 % de la pension de retraite complémentaire pendant 3 ans, pour les départs prévus à partir du 1er janvier 2019. Cette minoration ne s’appliquera pas aux personnes qui décaleront d’un an la liquidation de leur retraite complémentaire. En revanche, les salariés qui remplissent les conditions du taux plein au régime de base et qui décaleront la liquidation de leur retraite complémentaire d’au moins huit trimestres bénéficieront d’une majoration de leur retraite complémentaire pendant un an de :

10 % si elles décalent leur retraite complémentaire de 2 ans ;
20 % si elles décalent leur retraite complémentaire de 3 ans ;
30 % si elles décalent leur retraite complémentaire de 4 ans.

Les salariés et les dirigeants salariés envisageant de liquider leur retraite fin 2018 ou à partir de 2019 devront prendre leur décision en tenant compte de ces systèmes de coefficient.

Visuel de Une : DR logo Agirc - Arrco

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