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11 février 2019

Rencontres Éco Territorial
Rencontres Éco Territoriales à Sophia : un territoire à la fois plein de promesses et... d'interrogations
Marion ROLLAND, étudiante à l’EDJ Nice - JRI Stagiaire (...)
Les Petites Affiches

"Aménagement du territoire" et "éthique et l’intelligence artificielle". La 8ème édition des Rencontres Économiques et Territoriales de l’UPE-06 /CCI NCA à Sophia Antipolis s’est déroulée dans l’une des salles de la Mouratoglou Tennis
Academy à Biot devant un parterre d’entrepreneurs et de spécialiste du digital.

Durant plus de deux heures, élus, chefs d’entreprises et experts ont débattu de sujets importants pour l’activité de la technopole dans les années à venir.

Autour de la table, Jean-Pierre Savarino, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Nice Côte d’Azur ; Philippe Renaudi, président de l’UPE-06 et le maire d’Antibes, Jean Leonetti, également président de la communauté d’agglomération CASA.

Ils ont mis en avant leur volonté "de travailler ensemble et de coopérer pour moderniser encore et toujours la technopole". En effet, elle est l’un des principaux moteurs économiques des A-M. Une source d’emplois. Un lieu de pointe dans de nombreux domaines, tels que l’innovation, le multimédia, les recherches scientifiques et numériques etc. Mais avec quelques aménagements, celle-ci pourrait être encore plus attractive. Des pistes sont ouvertes : peut-être une zone résidentielle, une ville étudiante ou une offre plus importante de loisirs...

Depuis des années, les projets s’enchaînent pour augmenter les performances de ce pôle de compétitivité. Mais il est encore loin d’être à 100% dans tous les domaines.
"Il y a encore un nombre incalculable de projets à réaliser à Sophia pour y vivre, se déplacer, créer des pôles d’attractivité. Et puisque c’est Sophia, je pense que c’est l’un des outils majeurs que l’on peut développer" argumente Jean Leonetti.
Ces arguments cherchent surtout à rendre Sophia Antipolis vivable, puisque que la construction de logements n’y est pas une priorité. La technopole compte plus de 9 000 habitants pour une superficie de 24 kilomètres carrés.
Pour les entreprises, l’une des solutions pour améliorer la recherche est bien évidemment l’utilisation de l’intelligence artificielle. Qui, mieux que des robots, peut travailler plus rapidement et efficacement dans ces zones d’activités, déjà très performantes ? C’est justement ce que les spécialistes de la seconde table ronde ont expliqué aux chefs d’entreprises présents. Car l’IA est très certainement l’avenir de toute industrie, malgré les craintes.

Investir pour assurer le développement futur

Sophia Antipolis se trouve au cœur de nombreux investissements. Quels sont donc les atouts qui attirent tant les entrepreneurs ?

Pour répondre à cette question, Patrick Mouratoglou, ancien joueur de tennis reconverti dans l’entreprenariat, explique pourquoi c’est ici qu’il a construit son académie de tennis : "Pour investir beaucoup d’argent quelque part, il faut de la confiance, et la confiance était là". Pour plusieurs raisons comme le climat ("nous faisons un métier d’extérieur"), l’accessibilité ("nous sommes à 15 minutes d’un aéroport international"), ou encore l’identité de la région ("on travaille aussi grâce au tourisme, et le Sud est l’une des premières destinations de vacances").

Claude Giafferri, président du Sophia Club Entreprises, souhaite insister sur l’animation : "Elle est de plus en plus présente, et c’est une grande avancée puisque Sophia n’est pas censée être un lieu de vie, mais grâce à des infrastructures comme celle de Patrick Mouratoglou, cela pourrait peut-être devenir son ADN".

Jean-Philippe Peglion, président de la commission mobilité a expliqué que ce sujet est prioritaire sur un territoire où les axes routiers sont souvent engorgés. Plusieurs dispositifs sont mis en place : la création du projet "smart vehicle", une dynamique de covoiturage "domicile-travail", des demandes de création de nouvelles bretelles d’autoroutes etc.

Olena Kushakovska : revoir nos comportements

"L’intelligence artificielle est notre futur, la question ne se pose même pas. Mais ce qu’il faut se demander c’est : quels comportements adopter vis à vis d’elle ?". La directrice générale de l’entreprise Sap, Olena Kushakovska, aborde ce sujet de l’IA qui, pour elle, "sera omniprésente dans quelques années dans tous les domaines". Mais ce qui la préoccupe, c’est la place qu’on lui accordera : "L’Arabie Saoudite a récemment accordé la nationalité à un robot, quel statut auront ces machines ? Auront-elles des droits ? Pourrons-nous éteindre ou tuer un robot ? De nombreuses questions qui sont aujourd’hui, sans réponse(s)".

Laurent Londeix : prise de conscience nécessaire

Vice-président de la commission numérique de la CCI Nice Côte d’Azur, Laurent Londeix explique que l’IA "concerne désormais toutes les filières, c’est inévitable". La CCI s’engage donc à accompagner les entreprises et "chacune doit prendre conscience et connaissance des innovations possibles. Cela commence dès aujourd’hui". "L’enjeu ne porte pas que sur les grands groupes, qui s’y intéressent déjà, mais sur les PME/TPE qui sont encore novices dans ce domaine".

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Les intervenants à ces rencontres ont échangé sur les besoins de la technopole (DR MR)

Visuel de Une : Sophia Antipolis, un concept unique en perpétuelle évolution. (DR)

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