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8 novembre 2017

Agnèse Seminara scientifiq
Agnèse Seminara scientifique niçoise de l'Institut de Physique de Nice INPHYNI (CNRS-UNS) récipiendaire de la médaille de bronze 2017 du CNRS
Valérie Noriega
Les Petites Affiches

Agnèse Seminara, chercheure en physique du vivant et chargée de recherche au CNRS recevra la médaille de bronze du CNRS ce jeudi 09 novembre 2017 à 11h au Théâtre du Grand Château à l’Université Nice Sophia Antipolis, Campus universitaire Valrose, 28 Avenue Valrose, 06100 Nice.

La médaille de bronze récompense le premier travail d’un chercheur, qui fait de lui un spécialiste de talent dans son domaine.

Cette récompense représente un encouragement du CNRS à poursuivre des recherches bien engagées et déjà fécondes.

À l’interface entre la physique et la biologie, les travaux d’Agnese Seminara s’attachent à résoudre des problématiques liées au monde du vivant. La chercheuse étudie notamment les processus de motilité collective des micro-organismes, comme la dispersion des spores qui permet aux champignons de se multiplier, ou l’expansion des biofilms bactériens, des communautés de bactéries qui résistent aux antibiotiques. Elle développe dans ce but une approche originale qui combine physique théorique, manipulations expérimentales et simulations numériques. Formée en physique des écoulements turbulents, Agnese Seminara obtient une bourse Marie-Curie qui la conduit à la School of Engineering and Applied Sciences (SEAS) de l’université d’Harvard, puis à l’Institut Pasteur de Paris. Deux ans après son retour à la SEAS en tant que chercheuse associée, elle intègre l’Institut de physique de Nice. C’est là qu’elle poursuit ses travaux, particulièrement novateurs et interdisciplinaires. Parmi ses récents résultats : la modélisation du processus de réponse des souris aux odeurs circulant dans l’air. Plusieurs fois encouragées (bourses L’Oréal-Unesco pour les femmes et la science, Rita Levi-Montalcini pour jeunes chercheurs, PEPS-CNRS, Wolfgang Doeblin…), les recherches de cette jeune physicienne contribuent à élucider certains phénomènes naturels aussi complexes que fascinants.
Agnèse appartient à l’équipe Microfluidique, physico-chimie et biologie aux interfaces (MIMIC). Les thématiques de cette équipe concernent l’étude de phénomènes aux interfaces entre la physique, la chimie, la biologie et les géosciences. Les interfaces en tant que telles (fluides/gaz, fluides/fluides et fluides/solides) sont aussi des objets d’études privilégiés, qu’il s’agisse de gouttes, bulles, parois élastiques, membranes, substrats complexes, milieux granulaires... Leur approche est à la fois expérimentale (microfluidique et microfabrication en salle blanche, traitements de surfaces, acoustique, mécanique, biophysique...) et de modélisation (théorie et simulation numérique). Ces recherches profondément interdisciplinaires sont réalisées en collaboration étroites avec des biologistes, chimistes, géophysiciens.

Les sujets étudiés concernent :
· La physico-chimie des interfaces (mouillage, adhésion, microfluidique, génération de gouttes et de particules, dynamique de bulles, cavitation...).
· Les mouvements rapides microscopiques en biologie (fougères, champignons).
· La biomécanique de la croissance : cellules uniques et comportement collectif (biofilms bactériens, champignons).
· L’évolution et la régulation du pH dans des systèmes biologiques (cellules saines ou cancéreuses) ou artificiels.
· La mécanique et l’acoustique de milieux granulaires pour l’étude de failles et séismes en laboratoires.

Visuel de une : courtesy CNRS

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